Mona 1 et 2 souvenirs d'une goy française née en Occitanie mais demi sang
Souvenir obscur. Très ancien. Un peu triste. Monique, sans la moindre agressivité, comme un constat d'évidence (et après tout c'en était un) me dit (je résume et peut-être modifie un peu ses propos involontairement) que nos "plans de vie" (ce n'est pas la formule qu'elle a employé ms c'est le sens) st opposés donc irréductiblement incompatibles : elle apète une vie bourgeoise heureuse et confortable, (évitant au maximum les écueils, sans déroger) et moi une vie plus complexe de femme engagée anar etc.. Soit. Jusque là je suis ok.
Mais elle conclut que nos relations ne st donc plus jouables cad ne nous apporteront rien, au contraire, une gêne et perte de temps sans aucun effet productif ni pour elle ni pour moi, et forcément génèreront un épuisement sans valeur ajoutée. C'était dit sans aucune agressivité, (et même un peu de tristesse je crois) d'une manière nette, objective, (je dirais commerciale ou scientifique, une expérience inutile et ratée à ne pas renouveler).. et hors toute idée de débat philosophique (ss dte perçu comme dangereux), pour trouver un biais, un moyen terme, jugé a priori impossible.. comme lorsqu'on dit à une vendeuse un peu insistante cette robe est très jolie, et de très bon goût mais elle ne peut me convenir car elle me serre trop à la poitrine dommage elle n'était pas chère... Ce fut notre dernière congression.
(Au fond, en plus élégant et amical, -elles ne sont pas de la même veine- c'est le "trois jours pas plus" de Mélanie.)
Je m'y suis quasi tenue sauf pour les vers luisants (j'avais l'idée que la mère Cassier* ait peut-être mijoté contre moi un funeste projet) et ce fut brévissime, mais la Crirad est arrivée à fond, merci Michèle Rivasi, quelqu'un.e d'efficiente.
*qui m'avait qd m indirectement menacée de mort. ("Là où tu es une pierre pourrait tomber sur toi du haut du rocher ou de la route, méfie toi, c'est dangereux".)
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2
C'était la 1ère fois (et ce fut la dernière) que quelqu'un me parlait ainsi et au fond ce fut une excellente leçon que je n'ai jamais oubliée. Magistrale, froide (hors affects, et au fond PARFAITEMENT PHILISOPHIQUE (!) ms sans le savoir, comme Mr Jourdain faisait de la prose!) pragmatique et totalement décomplexée, absolument sincère ... et sidérante si on considère qu'elle provenait de "Mademoiselle de Fleurville" (1) petite fille aimable et sachante parfaitement et élégamment dressée. Foin de ces débats inutiles et vulgaires puisque déjà biaisés*, de ces hypocrisies histrioniques à la Josette (vacheries en biais et en sous main pour nous faire déchirer) un simple constat. Cela m'a appris bcp.
* dont l'archétype (du racisme minimaliste au fond) était "je serai toujours d'accord avec ma (ou "mes", je ne me souviens plus) sœur contre toi parce qu'elle est ma sœur. Un débat serait inutile perte de temps.
Tu m'avais dit "c'est ma sœur la plus intelligente, la plus sympa, douce et agréable"*.. Certes.. Du coup, sidérée, j'ai presque envié cette position décomplexée (car cela valait pour les "bonnes", j'emploie le mot à dessein) garante de bonheur d'une vie parfaitement organisée a coulisse. Pas trop misérable étiquement comme celle J et en oartie F.Je crois qu'elle te fascinait aussi, à juste titre, sa générosité discrète par ailleurs était sans défaut... et parfois au début sa gentillesse.
*elle fut la seule à parler de moi à la naissance de Mariane, me remerciant (ds une lettre que tu m'as fait lire), de lui avoir "donné une nouvelle nièce", ce qu'elle avait fêté seule (!) à la pâtisserie Chose (j'ai oublié le nom) qu'elle affectionait à Beyrouth. Touchant. Qd Fleurette ouvertement se désolait, m'occultait, prévoyant à tout coups le suicide immédiat de sa mère, ainsi que la ruine (les Darvishe probablement exigeant le remboursement de leur sous, une fortune)... et par défaut me méprisant.. ou haïssant.
(1) "Les petites filles modèles" Contesse de Ségur.
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C'était la 1ère fois (et ce fut la dernière) que quelqu'un me parlait ainsi et au fond ce fut une excellente leçon que je n'ai jamais oubliée. Magistrale, froide (hors affects, et au fond parfaitement philosophique (!) sans le savoir, comme Mr Jourdain faisait de la prose!) pragmatique et totalement décomplexée, absolument sincère et sidérante si on considère qu'elle provenait d'une "Mademoiselle de Fleurville" (1) une petite fille aimable et sachante parfaitement et élégamment dressée. Foin de ces débats inutiles puisque déjà biaisés*, de ces hypocrisies histrioniques à la Josette (vacheries en biais ms en sous main pour nous faire déchirer) un simple constat. Cela m'a appris bcp.
* dont l'archétype (du racisme minimaliste au fond) était "je serai toujours d'accord avec ma (ou "mes", je ne me souviens plus) sœur contre toi parce qu'elle est ma sœur. Un débat serait inutile perte de temps.
Tu m'avais dit "c'est ma sœur la plus intelligente, la plus sympa, douce et agréable"*.. Certes.. Du coup, sidérée, j'ai envié presque cette position décomplexée (car cela valait pour les "bonnes", j'emploie le mot à dessein) garante de bonheur d'une vie parfaitement organisée au pied à coulisse. Je crois qu'elle te fascinait aussi, à juste titre, sa générosité discrète par ailleurs était sans défaut... et parfois au début sa gentillesse.
*elle fut la seule à parler de moi à la naissance de Mariane, me remerciant (ds une lettre que tu m'as fait lire), de lui avoir "donné une nouvelle nièce", ce qu'elle avait fêté seule (!) à la pâtisserie Chose (j'ai oublié le nom) qu'elle affectionait à Beyrouth. Touchant. Qd Fleurette ouvertement se désolait, m'occultait, prévoyant à tout coups le suicide immédiat de sa mère, ainsi que la ruine (les Darvishe probablement exigeant le remboursement de leur sous, une fortune)... et par défaut me méprisant.. ou haïssant.
(1) "Les petites filles modèles" Contesse de Ségur.
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