Après la perte ... Après des années d'enfance à vivre seul.e j’avais essayé de recommencer une vie. Mais j’ai compris que c’était irrémédiable, j’avais vécu.e seul pendant si longtemps : un fatum mais à force, une habitude. Triste infiniment ms in fine apaisant : plus de scènes, de justifications impossibles à fournir, le silence, mes habitudes saugrenues que personne ne questionnait, pour me demander pourquoi je regardais encore le même film tous les soirs, ni ne déplaçait ma tasse sur la table, place sacrée, n’interrompant mon silence matinal... Au fil des années, l'amour retrouvé, en fait jamais perdu, demeurant intact, un phénomène curieux s'est installé : cette paix pourtant désirée s’est transformée en vide, les soirées, trop longues : en me promenant dans le parc, je voyais des couples âgés marcher lentement côte à côte. Vint la nostalgie. (Peut-être marchait il /elle avec un.e autre.. rassurant et poignant à la fois). Elle/il revint, chaleureux.se, compré...