Lorsqu'un parent qui vous a interdit d'étudier vous assène ensuite " Tu n'as pas fait d'études alors tais toi"


 Je réponds à P. à propos de la remarquable vidéo d' Étienne Chouard.

-----
Philippe (il reproche sa partialité à Chouard et lui fait remarquer que le libéralisme c'est aussi le culte de la valeur individuelle, de la réussite etc..) je hurle.

H ---- "Ça c'est le tampon idéologique et le pire pour faire accepter l'injustice sordide subie À SES VICTIMES MÊME : le mythe de la valeur individuelle !!! La confusion inculquée entre le rang social (en réalité relié au milieu) et la valeur, pour que les gueux AU PLUS BAS, se sentent minables responsables de leur misère et surtout transmettent cette culpabilité, cette honte acquise sans objet à leurs enfants. Et ainsi de suite. Ça roule.
--------
Exemple : autrefois, on m'interdisit de faire des études [à la base, de philo -où j'excellais- ce que je voulais passionnément car je pensais - et cela s'avéra- que c’était le seul moyen de me libérer d'une enfance .. mettons perturbée, victime que je fus, -comme bcp voire tous ceux de ma génération ~ 48- d'un classique dommage collatéral issu de la guerre, par le biais de parents parfois remarquables ms traumatisés] .. en fait l'interdit visait n'importe lesquelles études..
Et puis lorsque je voulus protester contre un fdp de patron de médecine de province odieux et méprisant  (qui refusait de soigner ma gd mère dt il se foutait ouvertement, jugeant et clamant qu'à 84 ans il était temps de laisser place..) mon père me reprit sec "tu n'as pas fait d'études -de médecine là- alors tais toi." Il me reprochait en fait ce qu'il avait contribué à faire, me réduire -plus ou moins- à une soumission qui aurait pu le concerner lui même, les gens n'étant pas soignés de la m manière à Alès du moins ds cet hôpital alors.

Un détail : il était ptt cultivé ainsi qu'en général ma famille paternelle, et à cette génération [celle d'avant coté maternel était issue de paysans cevenols pauvres- qd les L au contraire à l'origine grand bourgeois étaient en pleine déconfigure suite au divorce du pater familias qui refusa d'aider sa femme et ses enfants, ss dte par dépit d'avoir été largué ou trompé... Les B, a contrario, eux avaient opéré un -petit- bon social grâce à ma gd mère et à son frère mon grand oncle, des self made assez remarquables.
Ms ds les 2 k nous étions tt de m des gueux ou pseudo gueux pour l'aristocratie médicale du bled, patrons de père en fils. Zola.

Donc les études me furent interdites par l'un comme l'autre. Je me glissai entre les mailles certes ms j'en porte tjrs les traces. Pas à l'aise.. il fallut une tentative de suicide tt de m, certes semi jouée, une ordalie qui fonctionna (je n'avais rien à perdre.) A demi. A présent que j'ai maigri les traces du coup de rasoir qui rata l'artère (pour le coup involontairement car je voulais tt de m que ça fasse sérieux, qu'il y ait un vrai risque, et je la croyais de l'autre coté !) Bref les cicatrices ressurgissent parfois. Le corps n'oublie pas.

C'est ainsi que, sciemment, st détruits les membres de tout une classe, par une caste qui a intérêt à sa destruction... pour la lui reprocher ensuite et s'en servir afin de les exploiter sans retenue ni même vision. Merci Étienne.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La détresse paie bien. Arnaques sur des groupes FB d'aides aux victimes du va%xi&

Moine Chen, "le chemin du retour vers le calme", pour les fumeurs (ou ex fumeurs ?)

Le passé. Les hauts de hurlevent deux versions