Enfance !
Il fallait le dire
Le syndrome du (ou le + svt de LA) violée (ou enfant maltraité, prolo surexploité, pik mal en point etc) qui refuse d'avouer, non, de DIRE la soi disant "honte" (ou ce qu'il ou elle croient telle) l'oculte, la nie, ou la transforme en indifférence voire.. fierté. On l'a vu parfois avec les victimes médicales récemment pik niant leurs symptômes et agressant les dénonciateurs. Mode "on l'avait avant" fopaêtrecomplotiste ! répétant contre leur bannière en berne les propos de ceux ... qui en étaient la cause.
De même un enfant maltraité NE SAIT PAS QU'IL L'EST comme svt une victime en général, stt si ds son entourage le fait est courant. Et les formes de maltraitances st infinies, parfois très sophistiquées et non physiques ou pas seulement. Invisibilisées
Exemple : Paul a aimé Lea ms s'en est détaché (abîmée par une grossesse cata, la rudesse de leur vie juste après guerre.. ) Il la trompe, elle déprime et veut mourir. Récurrent. Anne leur fille unique tente de réparer sa mère.. elle SAIT. Elle a vu. Ms elle se tait et ignore si Léa, elle, sait.
Léa la supporte mal et la bat. Des gifles stt ms régulières, publiques et parfois quasi sans objet. Paul ne la bat pas car il est trop occupé par son travail et l'ignore. Lorsqu'il revient après ses activités (mineur, dur, puis journaliste, assez prestigieux à ce moment, ms ds l'ensemble peu lucratives) il trouve une femme certes heureuse de le revoir ms nerveuse, inquiète (elle a 14 kg de trop et abandonné les frivolités dit elle) car, elle le sait, il va repartir.. crises. Crises crises...Tentatives de suicide. Appel au secours ? Peut être ms de plus en plus sérieuses. Au cours de l'une d'entre elles Léa veut défenestrer Anne avant de sauter elle même (4 ième étage) pour ne pas la laiser seule. Anne (10 ans) parviendra à lui faire lâcher prise en hurlant.
Cela, Paul l'ignore. Et il incrimine tjrs Anne qui "fatigue sa mère par ses excentricités inacceptables" : classique inversion des prédicats, la victime est devenue victimeuse, doublement accablée, et le responsable de la tragédie, victime, triplement accablée ... Certes, la gamine épuisée n'est plus l'élève top d'autrefois laudatée par tous. Il la houspille. LEA NE LA DÉFEND JAMAIS. Puis Paul repart et tout recommence. Anne est renvoyée du lycée où elle était moquée par les autres (un enfant isolé et maltraité est svt la cible des autres même s'ils n'en savent rien, les loups attaquent tjrs le dernier mal en point) ... en raison de sa jeunesse et de ses habits. Haro sur elle. Chance ses excellents résultats d'avant la sauvent.
Par la suite Paul ayant perdu son travail (peut-être à cause de Léa qui ne supportait pas d'avoir quitté son Midi natal et sa mère pour les brumes de Besançon) c'est la très très grande pauvreté. Mais Marseille où Léa avait été nommée à sa demande, chaleureuse, lieu enchanté, les gens agréables, du coup les résultats d'Anne redevenus bons, tout va bien ms.... ms ils ne vivent que du salaire de Léa, car Paul étudie (il réussira mais plus tard). JAMAIS LEA NE LUI REPROCHE QUOI QUE CE SOI AU CONTRAIRE. C'EST À ANNE QUE VONT SES CONSTANTES RÉCRIMINATIONS. Elle coûte... A ton age je gagnais ma vie... je n'en peut plus. C'EST TROP DUR etc.. crises.
Ainsi Anne déchirée quitte volontairement son lycée et ses amies chères pour l'école normale d'Aix en Provence. Entre temps Paul a fondé une entreprise ds le village d'origine de Léa... qui rapporte tout de suite et ils ont tous déménagé. Voilà donc Anne à 300 km (on est en 1964) de sa famille et à nouveau bouc émissarisée par ses camarades (toutes ou quasi st des cas sociaux comme elle ms pire, plus ou moins, ambiance très dure entre elles, genre prison break).. certaines ds sa section semblent venir de la pègre et elle dénote.
Anne supplie ses parents. Reprenez moi s'il vous plaît! Rien n'y fait. Paul malgré sa réussite a trop peur de manquer, on ne sait jamais (et Anne représente peut-être un risque par rapport à ses "frivolités".) Elle annonce qu'elle va se suicider. "Voyons trois ans c'est vite passé.et au moins au bout tu auras un travail sûr !!".. dit Léa.
Anne joue son va-tout, se rate volontairement (de ttes manières elle aura gagné : "si ça marche c'est fini et si ça rate ce sera aussi fini.. " se dit elle. Elle n'a rien à perdre. Rescapée elle entend autour d'elle : "QUI AURAIT PU CROIRE?" UNE SEULE PERSONNE (la CPE) osera dire "si on savait". Une seule !
Elle sera alors libérée et même soignée. Elle retrouvera sa "famille" qu'en fait elle avait déjà perdue voire jamais eue. C'est alors (elle a 16 ans) que son père (généreux, beau, brillant intellectuellement, ayant réussi, unanimement adulé ds le bled) l'agressera sexuellement. Une seule fois. Pas un viol ms similaire. LEA NE LA DEFENDIT JAMAIS.
Par la suite elle intègre le modeste lycee d'Ales. Devenue leader, brillante en philosophie, le bonheur presque. Elle voulut faire des études (philo). Cela seul la sauvera pense-t- elle (exact).. Léa s'y opposera sans appel.. "Institutrice c'est tb pour une femme".. tu serais 8n homme évidemment..
Anne tomba gravement malade (hépatite) et c'est alors seulement que Léa consentit (en fait elle fut obligée par l'EN, peu soucieuse d'une gamine qui se suicide ou devient comme un citron dès qu'on la récupère) à ce qu'elle démissionne. (La majorité étant alors à 21 ans il était impossible à un enfant de démissionner si ses parents n'étaient pas d'accord). C'est ainsi qu'elle fit ses études et s'en sortit plus ou moins.. .. ainsi que d'une autre manière peut être moins glorieuse que je dirai un jour. Peut-être..

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