Enfance 2 !.. ....



Il fallait le dire.. 50 ans que j'attendais.....


Le syndrome du violé (ou le plus svt de LA VIOLÉE) .. de l'enfant maltraité, du prolo surexploité, de la victime en général, (on peut aussi citer le piké mal en point etc) consiste à refuser d'avouer, non, juste de DIRE sa maltraitance, d'en avoir "honte"*, de l'oculter, la nier ou la transformer en indifférence voire même.. en fierté (c'est le ppe du stackhanoviste, ou martyr volontaire que le patron ou juste bourreau feint d'admirer pour mieux l'écorcher et qui aussi fait ce jeu, passant outre son épuisement.** On l'a aussi vu parfois récemment avec les victimes pikées niant leurs symptômes, voire agressant les alerteurs dénonciateurs, mode "on l'avait avant" fopaêtrecomplotiste ! répétant contre leur bannière en berne les propos de ceux-là même... qui en étaient cause.

* Etre maltraité, battu, rabaissé, stt en public génère tjrs ce sentiment de honte (devant la pitié également) ainsi que de peur que ça empire, le blessé faisant parfois bonne figure de crainte d'attirer d'autres prédateurs pires car c'est l'éclopé qui sera tjrs éliminé en premier.

** on a le m phénomène (du pendule oscillant) chez les femmes victimes du courant féministe au départ libérateur mais immédiatement récupéré par le système, des femmes  s'éreintant au delà de leurs forces pour se montrer dignes du respect que requiert leur égalité enfin acquise, ms fragile : en faire toujours plus. Cantonnières, maçonnes, bûcheronnes, soldates ne les dispensant nullement de grossesses, accouchements, nuits blanches, allaitement etc... . 

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Or un enfant maltraité NE SAIT PAS QU'IL L'EST comme svt une victime en général, stt si ds son entourage le fait est courant. Et les formes de maltraitances st infinies, parfois très sophistiquées et non physiques ou pas seulement. Invisibilisées, silenciées. Silence, sourires.

 Exemple : Paul a aimé Lea ms s'en est détaché (abîmée par une grossesse cata, opération, médicaments, et la rudesse de leur vie, on est juste après guerre.. ) Homme à femmes, séducteur, il la trompe, elle déprime et veut mourir. C'est récurrent. Anne leur fille unique, écoute, tente de réparer sa mère.. car elle SAIT l'infidélité de son père (à 10 ans, par accident, elle a vu). Ms elle se tait et ignore si Léa, elle, est au courant : elle manifeste de réels troubles cérébraux, répétant svt à l'infini les mêmes histoires, ce qui signe peut-être un refus du réel ? Conscience d'aimer qui la mésestime ? Ou qui ne l'aime plus? (Paul est resté beau mec et ses succès st nombreux.) Traumatisme de la guerre ? Peut-être aussi. La famille est totalement isolée, ne reçoit jamais, ni ne va en visite. Jamais. Ss dte l'état de Léa est il en cause ?  Une crise pouvant survenir ? Ou le village particulièrement fermé ? Ou encore la pauvreté, une semi pauvreté puisqu'ils demeurent des intellos bourges, lecteurs, cultivés. Ms justement cette classe intermédiaire (ou devenue telle car le milieu de Paul, citadin (Dijon) est plutôt bourgeois... quoiqu'en descente, - celui de Léa étant à l'inverse-) ... bref, cette classe entre deux eaux qui est la sienne est particulièrement vulnérable : il faut tenir le rang...  recevoir supposerait des frais et la vision extérieure de leur indigence relative, donc on s'abstient. Orgueil, héroïsme cruel ..  Le prix à payer est aussi et stt  LA NÉGLIGENCE INFANTILE comme ns allons voir. Le sacrifice des plus faibles, l'enfant.

Lea supporte mal sa fille et la bat. Des gifles stt ms régulières, publiques et quasi sans objet ou imprévisibles. Paul ne la bat pas. Il l'ignore. Lorsqu'il revient du travail, cet ex étudiant en droit, engagé volontaire avant l'appel par anti nazisme, revenu des stalags -5 ans- à été mineur, 8 ans, vendeur de voitures, d'électroménager et enfin, journaliste, parfaitement germaniste, reporter spécial pdt l'époque du mur de Berlin, travail prestigieux ms lointain-... lorsqu'il revient du travail donc, il trouve une femme certes heureuse de le revoir ms nerveuse, inquiète (elle a ? 14 kg de trop et abandonné les frivolités dit-elle) car, elle le sait, il va repartir..  crises. Crises  crises... Tentatives de suicide ; appels au secours ? peut être, mais de plus en plus sérieuses. Au cours de l'une d'entre elles, elle veut défenestrer Anne avant de sauter elle même (d'un 4 ième étage) pour ne pas la laiser seule. Anne (10 ans) parviendra à lui faire lâcher prise en hurlant. 

Cela, Paul l'ignore... et ne cherche pas trop à le savoir. Il est plus intéressé par sa propre vie, ses frivolités, et /ou sa carrière. Dès s'il est là, Léa, qui le reste du temps s'accroche à sa fille, le soir stt, ressassant svt les mêmes histoires qu'Anne écoute docilement, la renvoie systématiquement, et sec : "file à ta chambre". Elle l'éloigne ainsi de Paul.  Peut être pour profiter au maximum de son éphémère mari si enviable. Ms celui-ci ne cherche pas à contrer ses diktats et laisse faire. De fait il connaître très peu sa gille. Le deal entre ses parents semble être "je ne m'immisce pas ds le traitement éducatif (!) que tu pratiques envers notre fille quel qu'il soit et te soutiendrai tjrs m, ms toi, tu ne te mêles pas de ma vie extérieure". 

Et cela va plus loin : Paul incrimine tjrs Anne car dit il elle "fatigue sa mère par ses excentricités inacceptables etc .." selon la classique et odieuse inversion des prédicats, la victime devient victimeuse (et doublement accablée) et ici le responsable de la tragédie, lui aussi, se dit victime: un triple accablement pour Anne...  Certes, épuisée, elle n'est plus l'élève brillante d'autrefois laudatée par tous. Ms il ne lui passe rien, la houspille, la méprise ouvertement et en général se contente de l'ignorer. LEA NE LA DÉFEND JAMAIS. Au contraire. Puis Paul repart et tout recommence. 

Anne, à bout, est alors renvoyée du lycée de Besançon après un clash violent, ce lycée où elle était harcelée par les autres élèves et même par certains profs (un enfant isolé et maltraité est svt une cible facile pour des bourreaux vocatifs même s'ils n'en savent rien, les loups attaquent tjrs le dernier de la meute et le plus mal en point) ... moquée, humiliée en raison de son accent du midi, de sa jeunesse (elle a un an d'avance ce qui à 10 ans compte) et de ses piteux habits, bien cousus, ms mal seyants (elle portera la même jupe faite maison jusqu'à la terminale.) Haro sur elle. Chance ses excellents résultats d'avant la sauvent.

Par la suite Paul ayant quitté volontairement son travail de reporter (peut-être à cause de Léa qui ne supportait pas l'est si triste par rapport à son Midi natal et l'éloignement de sa mère, c'est Marseille et aussi la très grande pauvreté. Mais la ville où Léa avait été nommée à sa demande, chaleureuse, fut pour Anne un lieu enchanté, peuplé de gens agréables, amicaux.  Du coup ses résultats redevenus bons, Léa un peu calmée par le charme de cette ville ensoleillée, et la présence plus suivie de Paul, tout semblait rouler mais.... 

MAIS ils ne vivaient que du seul salaire de Léa, car Paul cette fois, étudie (il réussira certes mais plus tard). Et ils ont un emprunt à rembourser. Léa se désespère, à nouveau elle veut mourir...

JAMAIS ELLE NE REPROCHE QUOI QUE CE SOI, AU CONTRAIRE, À SON MARI, C'EST À ANNE QUE VONT SES RÉCRIMINATIONS. Elle coûte... (A ton âge j'ai passé le concours de l'EN pour soulager ma mère qui travaillait dur ds son restaurant.. je gagnais ma vie... je n'en peux plus. Parasite. C'EST TROP DUR etc) ..  crises.

Ainsi Anne, déchirée, culpabilisée, quitte volontairement le lycée où elle brillait, ses amies chères, pour la sinistre école normale d'Aix en Provence, à l'internat strict mais qui offrait à des élèves pauvres ms méritants (!) une scolarité gratuite, l'entretient, la prise en charge et même en partie une rémunération. Entre temps Paul, qui a obtenu son diplôme de moniteur, a fondé une auto école ds le village d'origine de Léa... qui rapportera tout de suite un revenu convenable... et ils ont tous déménagé!

 Notons qu'en 10 ans ils auront déménagé environ neuf fois, au rythme des recherches de travail de Paul, et parfois de la santé psychique de Léa, celle ci suivant le mouvement avec un nouveau poste selon la loi Baranger qui accordait un généreux barème aux épouses dont le mari devait bouger professionnellement.

Voilà donc à présent Anne, interne, à 350 km (on est en 1964 et les trajets sont d'une journée ou plus) de sa famille) .. et à nouveau bouc émissarisée à l'EN par des camarades d'infortune (toutes ou quasiment st plus ou moins des cas sociaux, par exemple orphelines, divorce des parents, parfois ds des situations bien pires que la sienne). L'ambiance entre elles est impitoyable, sur fond saphique voire pédophile de certaines adultes, (svt les profs-maison et stt les pionnes st des butches évidentes et choquantes) une ambiance donc faite d'intrigues et de cruauté infinies (genre prison break).. de plus, certaines ds sa section (ss dte la plus défavorisée,  un tri ayant été fait) semblent venir de la pègre marseillaise et elle dénote. Cruautés, bagarres, privation de nourriture aussi etc...

Un lieu inouï. Totalement clos. Isolé. Un exemple : les filles n'ont appris la mort de Kennedy que 3 j après! Un enfer. Elle supplie ses parents. "Reprenez moi s'il vous plaît!" Rien n'y fait. Paul malgré sa spectaculaire réussite a trop peur de manquer, on ne sait jamais (et Anne qui sait ses frivolités, représente peut-être un risque").. Et pour les deux, enfin, elle n'est plus à leur charge : ils en sont définitivement soulagés . Libres  Pas question qu'on reprenne le joug ! Elle annonce qu'elle va se suicider si on la laisse ds ce lieu. "Voyons trois ans ou quatre, c'est rien, vite passé et au moins au bout tu auras un travail sûr !!" lui dit Léa. Tranquile. L'idée non formulée étant à l'évidence qu'après le bac, elle serait nommée en stage puis en poste définitif pour 10 ans au moins (c'était le tarif) n'importe où ds l'académie cad définitivement indépendante, détachée d'eux, comme on verra.

Anne joue son va-tout, elle se rate à demi, volontairement (de ttes manières elle aura gagné : "si ça marche c'est fini, et si ça rate ce sera aussi fini.. " se dit elle. Elle n'a rien à perdre). Rescapée (avec séquelles) elle entend autour d'elle un concert d'hypocrisie qui la troublera à jamais : "QUI AURAIT PU CROIRE? ELLE AVAIT TOUT POUR ÊTRE HEUREUSE.."  UNE SEULE PERSONNE (la CPE) osera avouer "si, on savait". Une seule !

Elle sera alors libérée et même "soignée", et aux frais de l'EN. EN FAIT ELLE N'AVAIT JAMAIS ÉTÉ MALADE, JUSTE PROFONDÉMENT ET INEXORABLEMENT REJETÉE PAR DES PARENTS INAPTES, peut-être traumatisés de la guerre, QUI NE POUVAIENT ASSUMER LEUR PARENTALITÉ, MÊME SI, COMME LEA LE CLAMAIT, AD NAUSEUM ILS L'AVAIENT VOULUE (À L'ETOURDIE). MAIS PAR CHANCE L'EXCELLENT DR DELPIERRE L'AVAIT COMPRIS ET NE LA CLAFIT PAS DE MÉDICAMENTS. Elle retrouvera alors sa "famille" qu'en fait elle avait perdue OU JAMAIS EUE. Ils l'accueilleront qd même, POUVAIENT ILS FAIRE AUTREMENT ? Enfin externée, fini les bizutages torture nfinis ...mais toujours normalienne.

Qu'importe, elle est sauvée, près de sa grand mère et très appréciée au Lycée. C'est alors (elle a 16 ans) que son père (généreux, beau, brillant intellectuellement, ayant réussi à présent, et unanimement adulé ds le bled) l'agressera sexuellement. Une seule fois. Pas un viol ms similaire. Avec des coups très violents aussi.  LEA NE LA DÉFENDIT PAS, AU CONTRAIRE. 

Même à cela elle résiste... et se tait. Sa grand mère à qui elle voulut parler la coupa avec le sempiternel moto :" il ne faut pas de contrariétés à ta mère, le docteur l'a dit, elle pourrait rechuter." Elle jura ptt de de venger et le fit bcp plus tard.... CONTRE SON  PÈRE DONT ELLE AVAIT PERÇU QU'IL ETAIT LA CHEVILLE OUVRIÈRE DU DRAME QUI  ALLAIT ADVENIR.

 Ds le modeste lycée d'Alès, devenue leader, brillante en philosophie, malgré tout, c'est le bonheur, presque. Le bac passé, elle voulut logiquement faire des études (de philo). Cela seul la sauvera de cet horrible passé pense-t- elle (exact).. Mais Léa s'y opposera sans appel.. "Institutrice c'est tb pour une femme,  un point c'est tout".. tu serais un homme, évidemment"... la voilà donc encore à l'EN (de Nîmes cette fois) pour son stage de 4ième année. Désespérée. Humiliée sauvagement ms par la hiérarchie car son cursus pèse. Par contre sa directrice de stage est une perle.

Elle tombe gravement malade (hépatite, peut-être séquelle de sa tentative de suicide médicamenteuse autrefois ?) et c'est alors seulement que Léa consent à la libérer de l'EN, enfin, consent ? Même pas, en fait elle est OBLIGÉE de laisser Anne démissionner car l'EN, voyant débarquer une gamine qui se suicidait ou devenait un citron dès qu'on  la récupérait, était du coup peu encline à la forcer, ça faisait désordre et risquait de leur coûter cher. 

La majorité étant alors à 21 ans il était impossible à un enfant de démissionner si ses parents s'y opposaient : il était en qque sorte VENDU à l'institution qui en échange le prenait en charge,  à moins de rembourser les frais qu'il avait coûté. Évidemment la plupart du temps, à supposer qu'ils le veuillent, les parents ne le pouvaient  pas puisque la raison du concours qu'avait passé  leur enfant était leur incapacité à lui payer les études, même juste secondaires, parfois il y avait aussi le désir de s'en décharger ss dte, comme ds le cas d'Anne, ses parents étant soudain imprevisiblement sortis de la pauvreté. L'hypocrisie imposée étant de prétendre tjrs à une vocation d'instituteur totalement controuvée. Un tabou .

 C'est ainsi qu'elle fit ses études et s'en sortit plus ou moins (non sans dégâts car même -et stt- sous le tapis, même silencié, le passé lorsqu'il est si lourd,  demeure) .... ainsi que d'une autre manière peut être moins glorieuse -quoique- qu'Anne dira un jour peut-être.. l'expérience lui ayant appris, malgré son milieu en ppe honorable, intello côté paternel, un étonnant savoir faire hors des circuits consacrés, pour se tirer des sables mouvants... par tous les moyens à sa disposition, sans trop de souci d'éthique consacrée ( qui n'est, avait elle compris, qu'un hypocrite dispositif mitonné pour écraser les pauvres, les enfants, les faibles ou les candides, une sélection naturelle artificielle pour le meilleur profit des fdp, des grands prêtres initiateurs, des cogneurs) ... sans trop de réflexion ni scrupules.


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