Bertrand Russel ! Un h à part.
En 1916, .la Première Guerre mondiale fait rage, des jeunes (femmes et hommes) st massacrés dans les tranchées et sous les bombes, partout. Les pouvoirs exigent patriotisme, conformité, obéissance sans questions.
Version 2
Bertrand Russell, anglais, philosophe et mathématicien, se leva, soutenant que la guerre était un carnage inutile, le nationalisme une maladie infantile, et le fait que des jeunes meurent pour les intérêts de fdp qui eux demeurent, représentait une abominable sélection artificielle ad pejorem.
Arrêté, renvoyé de Cambridge, censuré, emprisonné en 1918, (malgré son âge) il écrivit ce qui survivrait à la guerre, aux empires, à ceux qui cherchaient à le silencier. (Cf Principles of Social Reconstruction) "les hommes craignent la pensée plus que tout, plus que la ruine, et même la mort. Car elle est subversive et révolutionnaire, destructive puissante; impitoyable pour les injustices, les privilèges, les institutions, les habitudes ; anarchiste, indifférente à l'autorité, à la soi disant sagesse éprouvée des âges, elle regarde dans le gouffre de l'enfer sans peur. Ce pourquoi les gouvernements interdisent les livres, les institutions résistent au changement, les autorités punissent la dissidence.
La pensée est dangereuse, non parce qu'elle conduit à la violence mais parce qu’elle remet en cause tout ce sur quoi repose le pouvoir, les privilèges. Qd les gens pensent par eux-mêmes, ils cessent d'accepter des mensonges mortifères, révoquant en doute la nécessité des guerres, questionnent la légitimité des hiérarchies, examinent si les traditions les servent ou leur nuisent, ne préservant que le pouvoir. Terrifiant pour celui dont la position dépend du fait que les gens ne pensent pas.
Russell refusa d’accepter le récit du pouvoir, (à l'époque de m des universités renvoyaient des professeurs qui remettaient en question l’autorité, des journaux censuraient les voix anti-guerre des dissidents). Il regarda "dans le gouffre de l'enfer sans peur", sans détourner les yeux ( cad les aspects les plus sombres de l'humain, les vérités les plus crues sur le pouvoir, la violence et la cupidité, la futilité des guerres, la corruption des institutions, la cruauté des traditions.)
Bcp ne le peuvent pas. C’est trop douloureux. Trop déstabilisant. Il est plus facile d’accepter ce qu’on nous dit, de ronfler. Même si on en meurt. Paradoxe biblique ("celui qui veut se sauver se perdra, celui qui veut se perdre se sauvera")
Russell en paya un prix, renvoyé, arrêté, ruiné emprisonné, ostracisé socialement. beaucoup l'abandonnèrent. L’establishment auquel il appartenait — l'aristocratie britannique, le monde académique de Cambridge — le rejeta.
Mais il ne cessa jamais.
Après la Première Guerre mondiale, il continua à écrire, enseigner, militer, s’opposa aux armes nucléaires, protesta contre la guerre du Vietnam, défendit les droits de l’homme, remettant en question chaque guerre, chaque autorité, chaque présupposé confortable. Et il fut de nouveau arrêté à 89 ans pour avoir protesté contre l'armement nucléaire — un vieil homme refusant toujours de cesser de penser, toujours prêt à aller en prison pour ses principes.
Il mourut en 1970 à 97 ans, ayant passé près d’un siècle à penser. Ses mots de 1916 restent urgents aujourd’hui.
Et son insight demeure : la pensée est dangereuse pour le pouvoir car elle mène à la liberté et l'ingouvernabilité des gens. Certes les bombes peuvent détruire des bâtiments, mais la pensée détruit les structures invisibles qui maintiennent le pouvoir et tue et elle peut faire tomber des empires.
C'est ce que Bertrand Russell comprenait en 1916, alors qu'il vivait dans un pays exigeant la conformité, regardant des millions de jeunes mourir pour des causes qu'ils ne comprenaient pas, voyant les autorités écraser quiconque osait poser des questions.le plus gd acte que vs pourriez faire est de penser par vous même
Sources :
Bertrand Russell, Principles of Social Reconstruction ( et biographies de Bertrand Russell)
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En 1916, .la Première Guerre mondiale fait rage, des jeunes (femmes et hommes) st massacrés dans les tranchées et sous les bombes partout. Les pouvoirs exigent patriotisme, conformité, obéissance sans questions. Bertrand Russell, anglais, philosophe et mathématicien, se leva, soutenant que la guerre était un carnage inutile, le nationalisme une maladie infantile, et que des jeunes meurent pour les intérêts de fdp qui eux demeurent, représentait une abominable sélection artificielle.
Arrêté, renvoyé de Cambridge, censuré, emprisonné en 1918, il écrivit ce qui survivrait à la guerre, aux empires, à ceux qui cherchaient à le silencier. (Cf Principles of Social Reconstruction) "les hommes craignent la pensée plus que tout, plus que la ruine, et même la mort. Car elle est subversive et révolutionnaire, destructive puissante; impitoyable pour les injustices, les privilèges, les institutions, les habitudes ; anarchiste, indifférente à l'autorité, à la soi disant sagesse éprouvée des âges, elle regarde dans le gouffre de l'enfer sans peur. Ce pourquoi les gouvernements interdisent les livres, les institutions résistent au changement, les autorités punissent la dissidence.
La pensée est dangereuse, non parce qu'elle conduit à la violence mais parce qu’elle remet en cause tout ce sur quoi repose le pouvoir, les privilèges. Qd les gens pensent par eux-mêmes, ils cessent d'accepter des mensonges mortifères, révoquant en doute la nécessité des guerres, questionnent la légitimité des hiérarchies, examinent si les traditions les servent ou leur nuisent, ne préservant que le pouvoir. Terrifiant pour celui dont la position dépend du fait que les gens ne pensent pas.
Russell refusa d’accepter le récit du pouvoir, (à l'époque des universités renvoyaient des professeurs qui remettaient en question l’autorité, des journaux censuraient les voix anti-guerre des dissidents. Il regarda "dans le gouffre de l'enfer sans peur" sans détourner les yeux ( cad les aspects les plus sombres de l'humain, les vérités les plus crues sur le pouvoir, la violence et la cupidité, la futilité des guerres, la corruption des institutions, la cruauté des traditions.)
Bcp ne le peuvent pas. C’est trop douloureux. Trop déstabilisant. Il est plus facile d’accepter ce qu’on nous dit, de ronfler.
Russell en paya un prix, renvoyé, arrêté, ruiné emprisonné, ostracisé socialement. Beaucoup l'abandonnèrent. L’establishment auquel il appartenait — l'aristocratie britannique, le monde académique de Cambridge — le rejeta.
Mais il ne cessa jamais.
Après la Première Guerre mondiale, il continua à écrire, enseigner, militer, s’opposa aux armes nucléaires, protesta contre la guerre du Vietnam, défendit les droits de l’homme. Il remettant en question chaque guerre, chaque autorité, chaque présupposé confortable. Et il fut de nouveau arrêté à 89 ans pour avoir protesté contre l'armement nucléaire — un vieil homme refusant toujours de cesser de penser, toujours prêt à aller en prison pour ses principes.
Il mourut en 1970 à 97 ans, ayant passé près d’un siècle à penser. Ses mots de 1916 restent urgents aujourd’hui.
Et l'insight de Russell demeure : la pensée est dangereuse pour le pouvoir parce qu'elle mène à la liberté et l'ingouvernabilité des gens deviennent ingouvernables. Certes les bombes peuvent détruire des bâtiments, mais la pensée détruit les structures invisibles qui maintiennent le pouvoir et tue et elle peut faire tomber des empires.
C'est ce que Bertrand Russell comprenait en 1916, alors qu'il vivait dans un pays exigeant la conformité, regardant des millions de jeunes mourir pour des causes qu'ils ne comprenaient pas, voyant les autorités écraser quiconque osait poser des questions.le plus gd acte que vs pourriez faire est de penser par vous même
Sources :
Bertrand Russell, Principles of Social Reconstruction ( et biographies de Bertrand Russell)
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