Ayant tout perdu 2, lettre à R, plus précis sur Linettr
Ayant tout perdu.. éclatée, à Paris arrivée,
(Le soleil pourtant, toi, était à la cité universitaire
Où une élégante tante, "artiste" sans carrière
Peu soucieuse de la fille d'un jeune frère raté
Qui à sa frime de mondaine* n'aurait rien ajouté
-Sans doute gauchiste popu comme sa mère-
À la chic veuve d'un dentiste prospère..
M'avait envoyée après un thé glacial, porcelaine
Certes de Saxe. 'J'ai ma vie, tu as la tienne,
Nous ne nous reverrons sans doute plus'
(Le soleil pourtant, toi, était à la cité universitaire
Où une élégante tante, "artiste" sans carrière
Peu soucieuse de la fille d'un jeune frère raté
Qui à sa frime de mondaine* n'aurait rien ajouté
-Sans doute gauchiste popu comme sa mère-
À la chic veuve d'un dentiste prospère..
M'avait envoyée après un thé glacial, porcelaine
Certes de Saxe. 'J'ai ma vie, tu as la tienne,
Nous ne nous reverrons sans doute plus'
-Ce qui ensuite me valut...
Des reproches de mon père, déniant
Que ce rejet, pour le coup évident
Le concernait, lui avant tout, lui seulement
Qui n'était ni médecin ni homme d'argent-.. )
Un coup de foudre as tu dit.. deux ans après
Dommage, j'y croyais presque, oui, j'y croyais puis renonçais,
Et un "Che" de parking, m'avait repérée.
Puis patiemment coup après coups, détruite.
À toi, brisée, me suis ré accrochée ensuite,
A ta pitié morcelée, désespérément.
Mais l'éclair parti, vint le tonnerre, erreur induite
La flamme oscillait, stroboscope, lentement
Chanfreinés, nous formions un monoptère.
"Ma mère, mes biens, mes sœurs..."
C'est ainsi. Je t'aime tant, mais tu dois t'y faire..
Vingt ans, à Jérusalem de joie et de douleur
Cent contre moi héliantine révélatrice
Amour à demi contre des beaufs en lice
Qu'on se soit haï va de soi.
Qu'on en ai joué, aussi parfois.
Amour pervers, les enfants en ont tant pâti
Le chagrin sans la pitié, vie gaspillée
Fin prévisible, nous le payons aujourd'hui
Moi surtout, car à la fin, suis partie, déchirée
Et TOUS DEUX les ai perdus, certes sans haine
Mais sans espoir aussi, l'année prochaine
À Jérusalem ...
Reste là, vie tenace.
Ne lâche pas la place
Un jour viendra peut-être avant la mort
Où pour eux tu souriras encore..
Ou pour tes chiens
* Le fût-elle disons "à demi !!" (Comme bcp d'artistes à l'époque, un monde à la 'Colette', -Gigi-.)
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