FB m'a tuée (2)

FB m'a tuée

Une petite vache court après son veau 
Qu'on lui enlève en cage pour le tuer.
Elle court jusqu'à en mourir, cœur éclaté
Moi je n'ai pas couru assez tôt 
Solitaire envahie, je n'ai pas compris.·
Ce n'était pas pour la tuer
Juste l'embrigader, fille du fils abolie
Mort invisible pourtant comme élus érigés
Loin de la goy sa mère consort
Occultée ou haïe, je n'ai pas compris
Ou trop tard, et je ne suis pas morte
Pas tout à fait... juste en partie,
Enlevé mon enfant préférée
(Qui me fit mère la première )
Délicatement au passé chanfreinée.
La retenir je n'ai pas pu, j'ai cru bien faire
Et même pensé, persuadée! que c'était mieux
Pour elle : ils étaient si forts, si nombreux,
Moi, si seule et fière; eux fêtards prospères
Lubriques accomplis, hypocrites religieux  
Triste, sans bruit m'en suis allée
Je me souviens, sa dernière lettre si gentille
(Après ce ne fut que haine de pacotille
Insufflée, monstrueuse, une enfant recueillie)
Qui sa mère d'horreur avait fui
Refusant même de la voir, jamais,
De la savoir peut-être exister ?
Et pour toujours s'en est allée...
Sans elle j'ai vécu, sans elle je mourrai..
Reste mon fils adoré...
Il faut dormir. Ne plus penser
Demain j'irai porter le genévrier 
Demain j'irai porter le genévrier 
Demain j'irai porter le genévrier 
Demain j'irai porter le genévrier

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