Autre établissement bagne

 Haute-Savoie : 30 ans de violences physiques et sexuelles signalés dans un établissement catholique

Des anciens élèves du collège-lycée Sainte Croix des Neiges à Abondance déclarent avoir fait l’objet de violences physiques et agressions sexuelles entre 1960 et 1990. Un signalement a été fait au procureur de la République de Thonon-les-Bains.

Sainte Croix des Neiges est un établissement privé situé sur la commune d’Abondance.

Sainte Croix des Neiges est un établissement privé situé sur la commune d’Abondance.

Par Coralie Dhenein

Les faits se seraient déroulés entre 1960 et 1990 au sein de l’établissement catholique privé Sainte Croix des Neiges situé à Abondance. Des anciens élèves signalent avoir fait l’objet de violences physiques et d’agressions sexuelles durant leur scolarité.

A ces dates, le collège-lycée était sous la responsabilité de Sainte-Croix de Neuilly (diocèse de Nanterre). C’est seulement en 2007 que Sainte-Croix-des-Neiges a changé de tutelle et est devenu un établissement relevant de la direction diocésaine d’Annecy.

Lundi 17 mars, on apprenait, par voie de communiqué de presse, qu’un signalement a été effectué auprès du procureur de la République de Thonon-les-Bains par le directeur diocésain de l’Enseignement Catholique de Haute-Savoie.

14 victimes potentielles, 2 auteurs présumés décédés. Les signalements des potentielles victimes ont été faits en deux temps, nous indique le directeur diocésain, Marc Heritier. « Une première personne s’est manifestée en 2021 via la Cellule d’Accueil et d’Accompagnement des Victimes d’Abus Sexuels mise en place dans notre département. Les échanges ont repris en 2023 avec cette personne. Puis, il y a 8 jours, j’ai reçu des éléments transmis par Sainte-Croix des Neiges. L’établissement a eu connaissance d’une conversation Facebook où plusieurs victimes se sont manifestées. » En tout, 14 noms figurent dans les messages du réseau social. « La transmission à la justice vise aussi à s’assurer qu’il n’y a pas d’autres victimes ». Ces conversations mettent également en cause deux potentiels auteurs des faits, un prêtre et un surveillant, aujourd’hui tous deux décédés.


« Il est important que la parole se libère »

« Nous condamnons fermement ces violences du passé qui nous révoltent. Ces actes sont une trahison inacceptable de notre mission éducative » indique la direction Diocésaine de l’enseignement catholique (DDEC) située à Annecy. « Nous exprimons notre soutien à toutes les victimes. Nous savons l’impact profond et durable de leurs traumatismes, mais il est important que la parole se libère, que toute la lumière soit faite et que d’autres potentielles victimes osent parler. »

Ce signalement pourrait donc conduire d’autres victimes à vouloir témoigner. La DDEC indique qu’une Cellule d’Accueil et d’Accompagnement des Victimes d’Abus Sexuels (CAAVAS) existe et peut être contactée : caavas@diocese-annecy.fr – 06.47.16.34.66

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