Les indiens andins, plus forts que les égyptiens

 Les murs imposants de Kuelap renferment un secret grandiose : la quantité de pierres ayant servi à leur édification dépasse de trois fois celle employée pour ériger la majestueuse pyramide de Khéops en Égypte. Une telle prouesse ne saurait être le fruit du hasard ; elle témoigne du génie d’un bâtisseur visionnaire, un précurseur de l’ingénierie de son temps.


Nichée à plus de 3 000 mètres d’altitude, Kuelap, la cité de la brume, s’accroche aux cimes des Andes comme un vestige insaisissable du passé. Là-haut, les falaises vertigineuses et les sentiers boueux tracent des chemins périlleux, défendant farouchement l’accès à cette forteresse presque imprenable.


Ceinturée par une muraille de pierre de plus de 20 mètres de haut, la cité ne s’offre qu’à ceux qui osent franchir ses étroits passages : deux murs colossaux, distants de trois mètres à leur base, se resserrent inexorablement jusqu’à ne laisser qu’une ouverture d’à peine un demi-mètre. Une entrée qui semble avoir été pensée pour filtrer les intrus, ne laissant passer que les âmes dignes de fouler cette terre sacrée.


Kuelap, joyau de la civilisation Chachapoya, domine le flanc d’une crête escarpée surplombant la vallée de l’Utcubamba. À 3 030 mètres au-dessus du niveau de la mer, elle se dresse fièrement, défiant le temps et les éléments. Son ampleur architecturale dépasse l’entendement : ses murailles titanesques forment des plateformes où s’élèvent d’énigmatiques structures circulaires, vestiges de maisons et de temples oubliés.


Aujourd’hui, le cœur de la citadelle se laisse peu à peu envahir par la nature. Des arbres séculaires y déploient leurs branches chargées de bromélias, d’orchidées, de fougères et de mousses, tandis que des lichens et des champignons tapissent les vieilles pierres, comme pour les protéger du poids des siècles.


Kuelap, perchée dans les Andes du nord-est du Pérou, en la province de Luya, demeure l’un des plus précieux héritages de la culture Chachapoya. Un sanctuaire de pierre et de brume, où résonne encore l’écho d’un peuple disparu.


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