Autopsies d'une famille défunte

  Comme bcp de couples (en le cas nous étions déjà fragile) après la "maladie*" de ML (notre fille anorexique de 13 ans) ns ns sommes déchirés à sang et n'avons pas résisté. Tu l'as tirée vers toi, ce qui n'était pas si mal avisé et du coup je ne me suis pas vraiment défendue, tout valant mieux que sa mort, même sa haine envers moi s'il l'avait fallu. Du reste elle était déjà ds cette mouvance, préférant un père, fut-il bien svt absent, à une mère plus présente ms moins sécure.. et qui finit par repartir ds son Midi natal (avec ses enfants bien sûr ms en les conduisant ensuite à vivre un an ds un certain dénuement. Parenthèse à noter : mes parents ne se montrèrent pas très accueillants à ce moment, peut-être gênés socialement de cette fille fantaisiste qui avait plus ou moins tout raté, ce n'était pas tt à fait faux.) 

A présent que je ne vois, de leur propre fait, directement ou indirectement aucun de mes deux enfants donc mes petites-filles, que tu es réapparié avec Catherine, à présent donc, une vie après, que les choses se sont aplanies et que (sauf en ce qui me concerne la survenue de crises de désespoir ms de plus en plus rares) je me suis plus ou moins résignée à cet état de fait, , n'osant même plus bouger de peur de déclencher un autre tsunami (puisque tu as fini par me persuader que tout était de ma faute) retirée à mon tour à 700 km d'eux et de toi, isolée quasi volontairement, demeurant ds cet étrange état de peur de revivre une séparation dont cette fois je ne me remettrais pas (et je veux vivre, j'ai encore des livres à écrire, des animaux à sauver..) à présent donc, lorsque nous parlons toi et moi, de plus en plus rarement, (en ppe de ta part entre deux obligations reliées à ton assoc, une vie mondaine futile à mon sens etc..) il est significatif,  terrible et navrant que TOUS TES SOUVENIRS SOIENT INFLÉCHIS AD PEJOREM contre moi, sans AUCUNE NUANCE NI PITIÉ ce qui me désole à chaque fois, et c'est de pire pire. Tes réquisitoires ne st d'ailleurs pas tout à fait inexacts (ni mal avisés au fond) quoique parfois leur falsification soit carrément ADVERSE, peut-être innocente, peut-être pas par exemple lorsque tu assures que j'ai voulu faire interner ML....  QD C'ÉTAIT ÉVIDEMMENT LE CONTRAIRE. La tête retournée au sens littéral... comment peux tu mentir à ce point ...? Sauf qu'à force de me torturer je finis par m'apercevoir que ce fut vrai à un moment, PARCE QUE LHOMME (le médecin escroc) ME TERRORISAIT PAR DES ANALYSES médicales QU'Il ME TRANSMETTAIT EN LES INTERPRETANT AD PEJOREM (je m'en suis aperçue ensuite lorsque, un jour qu'intentionnellement il me faisait poireauter, de désespoir je donnai par téléphone les chiffres à Jocelyne... ma cousine germaine médecin, qui interrompit une consultation, merci cousine... et qu'elle me dit avoir été... normaux.) Vero, qui connaissait amicalement Lhome, son mari étant psychologue, à qui je fis part de l'affaire me confirma en rigolant la manipulation, il courrait après l'argent, et comme je lui assurai ~ 4 consultations /semaines (2 pour ML et 2 pour moi puisque, chaque fois qu'il me donnait les résultats, il refusait par téléphone, il me comptait une consultation). Cette minable escroquerie se retourna d'ailleurs contre lui puisque, affolée qu'elle meure, ce qu'il me laissait entendre sournoisement (par exemple lors de la crise durant laquelle elle saccagea ses peintures) c'est moi qui proposai de la faire hospitaliser, pensant que cela seul pouvait la sauver, ce qu'il refusa, soudain bcp moins inquiétant (!) peu soucieux de perdre ses vaches à lait, je m'inclinai. Mais ensuite, lors de ton séjour en Espagne (pour le boulot) au moment le plus inquiétant, (mais entre temps j'avais parlé à Jocelyne) lorsqu'elle eut à nouveau une crise clastique, plus grave encore, ne pouvant rien faire, j'ai du appeler les pompiers qui eux mêmes eurent du mal à la maîtriser.. et voulurent évidemment l'embarquer... quasi calmée alors, elle hurla, ça je ne l'oublierai jamais : "MAMAN NE LES LAISSE PAS FAIRE ".. Et je m'opposai alors malgré leurs injonctions fort colère (j'ai du signer une décharge). 


Ms ceci importe peu au fond, (on s'en est "un peu" sortis même si Lhomme nous a ensuite "vendus" au 2 tordus systémiques à 800 Fr la séance, il ne consentait pas à perdre ses vaches à lait sans contrepartie, la manipulation est très courante en psy -ce qu'il n'était pas-, un pourvoyeur racole des clients riches, paumés et généreux ms on exige en compensation un soi-disant "suivi" payant de la part du pourvoyé. ) 


Bon, je disais donc que cela importe peu puisqu'on s'en est sortis, (à peu près) seul compte à présent chez toi ce dévoiement qui perdure, systématique, de moindres faits .. de faits parfois à demi exacts, ms auxquels il manque juste un élément coudé qui les transforme (jusqu'à l' adverse) dessinant de moi UNE IMAGE D'ABOMINATION. Redite, ADVERSE. Peut être ML fit-elle de même ? Je ne sais. Soit encouragée, soit d'elle-même et a contrario te déterminant toi ? car l'anorexie avait chez elle déclenché une crise psychotique, par exemple lorsqu'elle affirmait que MON REGARD L'EMPÊCHAIT DE GRANDIR et me fondait à porter mon casque intégral de moto à la maison. A la grande horreur de la jeune femme pour le ménage que j'avais recrutée par téléphone. 


Elle, si attachée à moi, et vice versa, elle qui pdt un temps, 2 ou 3 mois je pense, ne m'avait littéralement pas quittée d'un mètre, c'était comme si un fil nous reliait, elle allait aux toilettes, moi aussi, elle dormait moi aussi.. (nous ne pouvions pas sortir car si je rencontrai une copine et bavardai même qques sc elle refusait ensuite de manger quoique ce soit. C'est ainsi que j'eus l'idée de ce voyage à Rome.)

Se dessinait alors de moi (?) par toi (?) une image hideuse, de malade psy, abandonnique, égoïste..  une image pas TOUT À FAIT FAUSSE MS FORTEMENT ADULTERÉE ad pejorem, par ce que ne puis qu'appeler ou malveillance ou sottise, ms je penche plutôt vers le premier, sans que je ne puisse cerner son origine. Pas tout à fait inexacte certes...

Mais voilà ! Après le drame (le mien, à 21 ans) que tu connais et sur lequel je ne vais pas m'étendre (viol, torture et actes de barbarie) dont tu n'es évidemment pas responsable si ce n'est qu'indirectement (si tu m'avais DÈS LE DÉPART avoué ton amour, à supposer qu'il existât, même fragile, et ce au cours des 2 ans  il n'y aurait pas eu cet épisode..)

Ce drame, on le voit à présent avec les scandales de Betharram et autres.. m'a complètement bousillée et cela dure encore par moments. Comme disait Josette Roucaute, "la torture ne cesse pas avec le bourreau ms avec la victime" .. et je suis en vie. Lui, l'auteur, peut-être drogué ? n'a jamais été poursuivi même s'il a eu un accident ensuite ressemblant à un suicide raté. (Il s'est précipité contre un arbre à vive allure).

Paradoxalement tu m'as plus ou moins "sauvée" ..  comme un noyé qu'on abandonne sur le pont d'un navire en pleine tempête, sans gilet, qui tombe à l'eau et qu'on s'efforce de repêcher et réanimer avec brio et constance. Alléluia on y parvient, chapeau bas.A ce moment là donc, tu es revenu et moi, à terre, n'ai même pas discuté, je t'ai suivi à Paris laissant Marguerite, mon seul point d'ancrage, ce qui me désole encore, toujours.. 

Je ne fus alors plus que ton ombre... certes une ombre efficiente et "aimée", au début, CAR MOI AUSSI,TOUTE DÉTRUITE QUE J'ÉTAIS, J'AI SU HABILEMENT JOUER MA PARTITION ET TE... "SAUVER" (je ne sais pas le mot ms toi aussi tu en tenais qd m une belle couche, limite plus que la mienne !!) Bien que ton enfance fût aussi adulée que la mienne négligée, (j'étais la 3ième roue du char..  ms aucune rancune, Lydie comme Jean avait été bousillée par la guerre et désirait vivre enfin in extremis une jeunesse ratée tardive... incompatible avec un enfant..  Gustave en parle dans ses lettres*) ms ils, stt Lydie, avaient qd même décidé d'en faire un ...  et je vins sans tarder, 9 mois après..  Candide, Lydie, qui tenait les cordons de la bourse, petite bourse, m'avoua qu'elle s'était aperçue qu'ils avaient juste le temps pour la prime, (versée aux parents pour un enfant mais seulement s'il advenait durant leurs 2 ans de mariage.) Elle ajoutait savoureusement "on t'aurait eue qd même, ms pas à ce moment" qd il était évident que non.. 

Bref, moi aussi, ms pour des raisons différentes, je désirais non pas 1 mais 2 enfants, ne voulant pas infliger à un seul l'unicité mienne dont je souffre tjrs**. Je voulais au fond une petite vie bourgeoise avec un amoureux bon et solide, honnête et fort. Que j'aurais servi avec joie. Tu l'as été. Mon ancrage. 

Le pb est que ça n'a pas duré. Comme Lydie et Jean, tu voulais aussi une jeunesse libre enfin , que tu n'avais, dis tu, jamais eue, accablé dis tu, de responsabilités, à la fois fils et père de ta mère et tes soeurs. Et pourvoyeur. Ok je l'acceptai, comme tout. Une vie d'ombre, de femme au foyer oui, me suffisait, ça aurait pu. me convenir. L'oubli. Je regardais ML puis Frédéri des heures... comme un film de télé. Jamais lassée. Fière.

Ms stt après la guerre (au Liban) ce fut impossible. Certes tu avais voulu ML et stt Fred ms en même temps, tu n'avais pas renoncé à ta liberté, c'était comme si tu étais seul, tu voulais vivre, vivre enfin.. Je crois que c'est à ce moment que tu m'en as voulu de t'avoir mis ce fil à la patte. Un appartement ? Pas la peine. Enceinte de 7 mois je courais.. grimpais les étages, rien ne te convenait. Tjrs trop cher. Et puis ce n'était pas la peine puisque nous allions partir d'ici 2 ou 3 mois de le Midi. (Nous sommes restés 30 ans). Puis un taudis sans lumière, enfin ok. Ouf. Mieux que la cité ou la rue. J'accouchai le lendemain.

Et je me souviens encore de ma tristesse infinie, poignante devant l'appartement que vous aviez trouvé pour ta mère lorsqu'elle vint... de larges baies vitrées, une salle spacieuse.. normal certes  ms j'ai alors compris que tu étais un fils, un frère, plus qu'un père ou un homme envers sa femme. Je serrai les dents. Résister.

Au fond JE N'AI JAMAIS PU ÊTRE UNE MÈRE (DU MOINS UNE BONNE MÈRE) tout simplement parce que tu refusais toi d'être père, (un lit pour les enfants ? Un appart plus beau ? Pas la peine. ) Accablé par "ta famille" cad ta mère et tes sœurs dont tu fus aussi le pourvoyeur.

Il me fallait donc trouver un travail d'urgence. Je sentais à tes colères, (parfois impressionnantes si j'avais trop dépensé) que je devais me débrouiller. (Je devins alors brièvement délinquante, ce qui ne marcha pas si mal ! Ms bon ce n'était pas un métier d'avenir. )

En fait ce n'était la faute de personne, tu m'avais concédé un enfant pour me plaire et moi, pour moi même. La question était là. Des concessions, ça donne tjrs ça : trop pour toi, pas assez pour moi, chacun se sent un peu floué par l'autre. (À cette époque, Jean, Lydie, devenus riches, et même Marguerite et Fernand mirent la main au chéquier.) 

Le pire fut le racisme.  Cela non plus n'était pas prévu. L'homme solide, aimant, indestructible, le génie bienveillant toujours sage était moins fort moins avisé que je ne croyais, harcelé par sa petite meute (qui s'en prenait à moi, ms tjrs hors de ta présence) Josette, -son mari qui m'a traitée de folle devant toi sans que tu ne réagisses- Akram etc.. le ver était ds le fruit. 

Alors oui, je n'ai pas été une bonne mère, ni même épouse peut-être, oui, je suis partie avec les petits, oui, j'ai bossé avec 1 h de périf matin et soir, oui, j'ai supporté les samedis avec la smallah, les humiliations.. comme le pauvre Jean Michel qui en est mort. "Tu es plus solide que moi" me dit-il lorsque je lui conseillais de fuir. 

Tu me le reproches et c'est en partie vrai. Ms tu ne vois pas le socle. C'est comme reprocher à un non voyant qu'on a à demi aveuglé par commodité de ne pas voir correctement.

* je ne sais quel mot employer.

** une nuit seule au Ranquet avec le corps de mon père ... ça porte.


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La psy, les mots à l'usage des meurtriers ou des pervers. 

Oui, toujours ces mots soi-disant savants inventés récemment pour cacher les horreurs subies par les enfants et les femmes, au meilleur bénéfice des bourreaux à qui le crime profite. D'un enfant battu jusqu'à l'extrême mais rescapé, on dira qu'il a mal VÉCU... son passé. Son VÉCU. Un vécu compliqué. Ouahh ! Idem pour un viol. Idem pour.. le "syndrome de la chaussette trouée" mis sur le même plan langagier que des coups réguliers, une tentative de meurtre ou une agression sexuelle voire un viol...  On parle aussi de "RESSENTI" ET À PRÉSENT DE "NARRATIF" !! Génial. Cela permet de mettre dos à dos le réel et le mensonge, des coups, humiliations, viols, et autres horreurs avec quelques lacunes ou maladresses parfois relatives à la situation économique, exemple une jupe identique de la 6ième à la terminale.. dont on de moquait un peu

Et tu t'engouffres là dedans. Le "vécu" (?) le "ressenti" dis tu de ML ! ces propos sans socle ou pire, se réclamant d'un socle BRICOLÉ, INVERSÉ, cad d'une volonté délibérée et forcément perverse de la victime d'avoir été victimée... QUAND C'EST ELLE QUI SOUFFRE, (comme on accuse une femme violée d'avoir  provoqué son violeur) double peine. DANS MON CAS J'AI ÉTÉ OBLIGÉE CONTRE MON DÉSIR, DÉCHIRÉE, D'AGIR AINSI (partir, laisser M qui choisit la securité, à tort*, ensuite fuir les psy, jusqu'à me faire interner à sa place.. après leurs horribles accusations, après m'être rasé la tête.. )

Je ressens ce que ressentirait un aveugle auquel on aurait crevé les yeux et qu'on fustigerait ensuite en l'accusant de se heurter partout et de tout tout casser voire blesser ou se blesser  

*Une erreur qui je crois lui a peut-être coûté ou à obère sa santé psychique... lorsqu'elle s'est aperçue que tu la laissais svt seule...  y compris lors de l'épisode américain. Sérieusement quel père ferait ça ? Au fond, elle comptait enormément sur toi, comme moi j'avais fait au début de notre relation (avait-elle entendu quelque chose contre moi ? Je l'ignore ms c'est plausible, la haine que certaines de tes sœurs, une au moins, me vouaient était palpable) et s'apercevait-elle que avec toi c'était pire. Elle avait pris un radeau,  se croyant sauvée du naufrage. Et découvrait qu'il était percé et que le bateau filait bien. 






 








 

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