Un vieux cheval épuisé

 H (extrait d'une réponse à Agnes) : 

---- Ainsi viens-je de fuir une discussion avec mon mari, secouée de sanglots irrépressibles, moi qui étais de fort bonne humeur ce matin (Youyou -mon vieux chien- semble aller bcp mieux) discussion au départ bien partie (plantes, recherches -miennes- pour le soin de ses poumons abîmés par le pik, -une pneumonie guérie mais-..) discussion qui de sa part s'orientait soudain vers les sempiternelles litanies méprisantes, déplacées et injustes contre mes animaux, en fait contre moi, égoïste, vivant ds la merde, me moquant de lui etc..  (note : en consacrant à la maison mon temps de recherche rapporté -efficace? -entre autres pour lui- sur les plantes chélatrices... celle-ci serait parfaite. Clean. Non, rien n'est jamais aussi clean qu'il faut pour lui. Citadin contre paysan (du moins ds mon enfance) ? Riche contre pauvre ? même pas. Absolument pas. 

R : ---- Que te répondre ? Cela fait des annees que tu me promet de me recevoir demain, bientot, plus tard, etc je dois nettoyer la maison avant. Je vais m' y mettre. Les annees sont passees. Tu en parles meme plus. Comme si la chose etait acquise :Tu ne veux pas ou tu ne peux pas, me voir. Tu maintiens ce projet, reve ou cauchemar comme si la chose allait s 'arranger. Quand je fais allusion , par un biais a ce pb, tu ne supportes pas. La vie continue

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H : ----- Oui. Tu ne veux pas voir que je suis tout simplement MALADE, MALADE DÉSESPÉRÉE qd je pense à toi, tu me veux forte, parfaite comme une machine, je ne le suis pas. Et me détestes pour ça.  Incapable devant ce désastre qu'est ma vie et que tu accentues involontairement ou non. Désastre, non, pas tout à fait. Juste la sygollomanie qui m'accable mais me protège aussi par la m démarche, au bord d'un précipice que je sais éviter mais jusqu'à quand ? Cercle vicieux, bloquée par le chagrin relié à notre éloignement qui a réactivé la maladie quiescente sans doute ? ... ce qui signifie que je redoute +++++ de te revoir car je le  crains, je le sais !! ce serait l'empirer encore et là... Notre dernière revue il y a 3 ans a été une catastrophe dt je me suis mal remise. Et, c'est significatif, hier, joyeuse (mon chien va mieux, tu as reçu enfin les aiguilles de pin, tu sembles guéri...) dès que je t'ai vu enfourcher tes litanies (j'ai mis le binz mes chiens poils sale dégueu itgadal chemiraba adonai elohéno....) tout le barrage a lâché d'un coup ! Une journée à pleurer au lit et ça continue encore en t'écrivant mes yeux me brûlent. Tu me veux forte je ne le suis pas. Malade ! Mais malade tu l'es aussi j'ai accepté plus ou moins et tenté de te guérir, plus ou moins réussi... la réciproque n'est pas. Je ne suis à present qu'un vieux cheval qui a trop donné et raté en partie son job... (en partie) et que par moments tu accables car il ne peut plus donner, du moins POUR CE QUI T'INTÉRESSE TOI. ET QUE TU ACCABLES pour l'envoyer à l'abattoir.. 

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