Autobiographie d'une intellectuelle issue de la classe ouvrière (volet UNE AGRESSION SEXUELLE n'est jamais unique. On en reste marqué à VIE.)
Réponse à Agnès, contexte, malgré un cursus d'enfance hard ++ , elle fait face bravement, rit, et se tait... et la nuit, les souvenirs la hantent. (Cela fait suite à "Autobiographie d'une intellectuelle issue de la classe ouvrière".) Elle croit avoir loupé sa vie, comme moi, qui ne vois plus mes enfants (rejet de leur fait ou de celui de leur compagne), moi que mon mari méprise tout en jurant m'aimer à la folie etc... (ms je résiste, mal.) Notons que ds le cas d'enfance-maltraitée, la sur réaction des victimes à des aléas qu'on croit minimes peut être la fuite ... (pour 'si peu voyons' entend-on, ou 'tu exagères, tu es parano, soit!) car l'hyper vigilance reliée aux coups du passé, physiques ou psychiques, résonne jusqu'aux tréfonds : notre univers est dessiné dès le départ comme un gouffre inquiétant, noir et blanc, sombre et cela demeure : celui et celle censés nous protéger nous ont jetés du bateau. De tels êtres st svt difficiles.
Ainsi viens-je de fuir une discussion avec mon mari, secouée de sanglots irrépressibles, moi qui étais de fort bonne humeur ce matin (Youyou -mon vieux chien- semble aller bcp mieux) discussion au départ bien partie (plantes, recherches -miennes- pour le soin de ses poumons abîmés par le pik, -pneumonie guérie mais-..) discussion qui de sa part s'orientait soudain vers les sempiternelles litanies méprisantes, déplacées et injustes contre mes animaux, en fait contre moi, égoïste, vivant ds la merde, me moquant de lui etc.. (note : en consacrant à la maison mon temps de recherche rapporté -efficace? -entre autres pour lui- sur les plantes chélatrices... celle-ci serait parfaite. Clean. Non, rien n'est jamais aussi clean qu'il faut pour lui. Citadin contre paysan (du moins ds mon enfance) ? Riche contre pauvre ? même pas. Absolument pas.
H : ---- Hé bien non ! De tout ça, tu dois au contraire en faire ... quelque chose.
1 pour toi, c'est indispensable car on se sent en ces cas tjrs TOTALEMENT seul, on ne peut imaginer que d'autres aient un vécu semblable ou identique, stt qd il est hors norme !
Si on n'en parle pas .. c'est que c'est tjrs délicat à table au cours d'un repas convivial de dire 'j'ai été agressée sexuellement par mon père" ou autre, ça jette un froid, et on est svt rejeté.e, (qu'est ce que c'est que cette nana qui gâche tout)... notre vulnérabilité réelle, parfois extrême, nous fait dur euh, SUR réagir à des propos mondains anodins et inacceptables (exemple ici à la terrasse d'un troquet ai je durement tanqué une nana qui se vantait d'avoir frappé ses enfants "comme ça ils comprennent! ha ha." Réponse de ladite à mes objections indignées "Oh qd même fopaexagérer c'était pas au fouet.." tjrs les propos des violeurs, agresseurs, cogneurs d'enfants satisfaits d'eux même qui, démasqués, modifient à la baisse leur rapport, les fessées deviennent caresses, les coups, légers et rares, etc.. De fait, elle a aussitôt joué à la baisse puis s'est justifiée. "Que voulez vous, dans un deux-pièces avec 3 enfants pas le choix" à quoi j'ai cruellement rétorqué que la question était précisément de ne pas avoir 3 enfants dans deux-pièces.. bref l'ambiance était finie. Il en va svt ainsi, stt devant des gens ou genses qui ne st pas au top intellectuellement et ici yena yena. Donc on se tait ou on sur réagit.)
2 Du coup les souffrances resurgissent, plus violentes, pour tous, pour celle qui se tait, et pour ceux et celles À QUI ON CACHE, qui vont aussi se taire. Cercle vicieux qui s'auto alimente. C'est pour les autres aussi, qu'il faut rompre ce cercle, PARLER, ou écrire, en faire une œuvre quelconque. C'est la condition ou du moins les prémisses de toute libération. A la base, mettre des MOTS sur les faits, quitte à les trouver s'ils n'existent pas et svt c'est le k. Du coup on est "out" : comment dénoncer, ou juste dire un dol QUI N'EXISTE PAS DANS LE LANGAGE ? SI ON NE PEUT PAS LE DIRE, IL N'EXISTE PAS ! DONC ON EST FOLLE, HALLUCINÉE. JEANNE D'ARC. CERCLE BOUCLE.
Par exemple j'ai mis ... 9 ans à IDENTIFIER le dol dont j'ai été victime de la part de mon père, encore a-t-il fallu que je participe à une réunion féministe au cours de laquelle, ô stupeur! j'ai ENTENDU une femme parler de son vécu identique au mien ... et une intervenante le NOMMER : une agression sexuelle, fût-elle unique (ms UNE AGRESSION SEXUELLE n'est jamais unique ! On en reste marqué à VIE, elle s'auto alimente). Ça m'a stupéfaite. Merde alors, c'était mon cas. Ça ne paraît pas !! mais une fois DIT, QUALIFIÉ, une fois que j'ai compris que de tels faits étaient JUSTICIABLES, prévus et punis par la loi, ET QUE MON PÈRE SI MORALISTE, SI HONORABLE ÉTAIT DONC UN DÉLINQUANT !! j'en fus à demi libérée. C'est pour quoi il faut parler, sortir de soi ces trucs, en faire quelque chose... pour soi, pour les autres aussi..
Commentaires
Enregistrer un commentaire