La femme en plastique
LA FEMME EN PLASTIQUE
Voici le modèle d'une destruction absolue qui semble non non-violente, parmi les plus fréquentes, efficace et rarement analysée au point qu'on ne sait comment la nommer.
Comment appeler le doleur (1) qui, systématiquement fait porter à une victime le POIDS DE SA PROPRE DÉRÉLICTION, déréliction inavouée voire "proclamée" a contrario (2), prétendant que c'est la sienne, en lui bourrant le crâne (et celui de TOUS) de cette contre-vérité de sorte (stt si la proie est un enfant ou une personnalité fragile) que celle-ci, déstabilisée, persuadée à tort D'ÊTRE cet "autre" imposé (parfois carrément ignoble ou misérable) qui lui est totalement étranger, voire opposé, elle risque de le DEVENIR, jouant le personnage qu'on lui a attribué (3), soit par innocence, c'est le cas le plus grave, soit, lorsqu'elle sera plus âgée, s'il s'agit d'un parent ou d'un être aimé (3) pour lui complaire. Destruction totale.
(1) "bourreau" est excessif car la peine infligée n'est pas physique... bien qu'elle PUISSE LE DEVENIR lorsque la victime se rebelle enfin, NE CÈDE PAS, preuves à l'appui et que l'initiateur, soudain dos au mur, DÉVOILÉ, NU, explose. C'EST LÀ QUE LE GENTIL GNAN GNAN SORT DES GRIFFES QU'ON NE LUI AURAIT JAMAIS SOUPÇONNÉES ET DÉCHIRE...
(2) exemple un bourgeois ultra convenu qui pose au révolutionnaire échevelé ; un ripou, à l'incorructible ; un chaud lapin, au puritain moraliste ; un raciste, à l'antiraciste, INVERSANT PARFOIS LES PRÉDICATS, le plus grave (c'est le ou la racisée qui est raciste clame-t-il... parce qu'elle a osé pointr et refuser le racisme qui lui était infligé!) ; un timide pathologique, au mondain à l'aise partout ; celui dont la réussite est modeste, au gd seigneur au dessus de ces frivolités ; un peine à jouir à Roco Sifredi etc..
(3) c'est le thème de "Maison de poupée" d'Ibsen. Helmer, le faux-fort, homme d'affaire émérite et respecté, en réalité au bord du gouffre, a été sauvé de la ruine par Nora, sa femme-enfant stupide qui a fait un faux... ça a marché, tout va bien ... jusqu'au moment où un employé injustement congédié menace de le dénoncer. Révélant sa vraie personnalité, sa lâche couardise et son désamour pour sa femme si "gâtée", Helmer l'accable et prétend la chasser pour sauver sa peau en manifestant sa propre innocence. Le maître chanteur vocatif ayant renoncé, Helmer croit benoîtement reprendre le vie commune ms c'est Nora qui part.
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Cela, je l'ai vécu. Mon père par exemple, analysant mes propos au sujet d'un voyage effectué à Paris, où résidait une de ses sœurs, sa préférée, qu'il m'avait demandé de contacter ... Linette, qui avait quasiment refusé de me voir... mon père donc M'INCRIMINA moi dans ce refus choquant comme gauchiste échevelée provoc (faux, gauchiste certes mais tout à fait convenable, fringues impec etc..) Bien qu'il fût pourtant clair que les raisons de Linette, snob et un peu sotte, Linette qui avait plusieurs fois invité certains de mes cousins (pas tous!) Samuel notamment étudiant en médecine brillant, 2ième au concours d'internat, et d'autres... les raisons de Linette donc étaient sa mésestime pour la faible réussite de ce jeune frère exilé dans le Midi, (marié à une "petite institutrice communisante de province") certes prospère à l'époque, mais enfin, ni médecin ni patron de médecine ni etc ...
Cette situation pour lui étant insupportable, surtout provenant de sa sœur préférée, il choisit de me faire porter la "faute". Il faut savoir que tout ds mon enfance et ma jeunesse fut à l'avenant... !!!
Parfois, le paravent attitré ignore tout de son rôle et là ce n'est pas grave. Voire cocasse. Ainsi il n'était-il pas ... disons circonspect vis à vis de mon ami noir... mais juste à cause de Jeanette (sa belle sœur cévenole) "qui n'aurait pas compris"*) ou de Madame Gergi la dame de ménage et amie de Lydie !! .. qui s'en foutait totalement.
R. nagea parfois ds la même eau. Ainsi récemment lorsqu'il déclara après une visite commune ici chez Denis et Sylvie, des amis miens tenant une recyclerie :"mais tu n'as pas vu que tu les avais ennuyés ? Ils ne savaient pas comment se débarrasser de toi ?" je l'ai cru et ne revins jamais chez eux pdt un an. Puis je me suis lancée il y a peu après avoir écrit notamment ici des éléments de mon passé et m'en être ainsi libérée : ils furent ahuris. "On n'a pas compris. On croyait que tu étais fâchée et on ne savait pas pourquoi.."
Et hier, il me passe au téléphone ma petite fille (ils sont "tous" aux Sables d'Olonne évidemment sans moi exclue par ma fille voir blog) je lui parle... longuement. .. et pour finir il me dit en rigolant que je l'ai "gonflée" . "Elle n'en pouvait plus" (?) Choquée, je lui demande en quoi... "j'ai trop parlé" (?) et je demande de me repasser la petite. "Elle est partie". (Je ne saurai jamais si c'était vrai) mais c'est alors que je fais référence à l'affaire Denis et Sylvie... et là il éclate de rage et me raccroche au nez. Que dire ?
De même le racisme que j'ai subi de la part de sa famille selon lui était (en partie) de ma faute, car je n'avais pas su m'adapter, il fallait juste un peu de patience***. Au fond la raciste, c'était moi.
*Raté pour le coup, mon copain, beau mec, attira tous les suffrages féminins notamment celui de Jeanette grande connaisseuse devant l'Éternel.
** souvent c'est par la (fausse) rigolade que ces sarcasmes mortifères sont glissés.
*** je rappelle qu'un de ces tordus refusa de manger à la même table que moi et se cala au fond de la pièce, par terre.. Pas cachère. Et autres aléas
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