L'école normale INFÉRIEURES (2), haut lieu de l'hypocrisie inculquée comme "norme"
Réponse à une amie.
L'école dite normale d'institutrice ! rien que le mot sonne lourd d'humiliations par rapport à l'école normale dite SUPÉRIEURE... qui n'a rien à voir. Cette école normale INFÉRIEURE était celle des pauvres, des exclus de l'intelligentsia, des hors cadre désirant se hausser, désirant coûte que coûte passer juste le bac gratos, ce que leurs parents ne pouvaient ou ne voulaient leur offrir.
Contexte je relate que ma mère, Lydie, refusait que je fasse des études (de philo ms ça valait pour n'importe lesquelles) sur la base "qu'institutrice, c'était très bien POUR UNE FEMME".
Colette --- j'étais fière d'être institutrice."
H --- Moi aussi je l'aurais peut-être été en d'autres circonstances mais j'en étais incapable*, totalement, et je le savais. Personne dans ces sphères que nous croyions hautes et qui étaient juste sordides, (où le but était de nous faire plier, de nous soumettre à une hiérarchie totalement falsifiée, de sorte que nous répercutions ensuite le même processus sur des innocents afin que vive le système) personne n'a voulu l'entendre**. Mais mon début de stage de 4ième année à Nimes a été une telle cata à tout pt de vue (élèves de 4 à 5 ans courant partout avec chacun un instrument de musique attrapé de force, moi courant derrière, impuissante, l'inspecteur lui-même crevant de rire a fui en me disant "bon courage".. a suivi une hépatite virale carabinée etc..) une telle cata donc qu' ils ont fini par me laisser partir, cad OBLIGER mes parents (qui entre-temps avaient ptt les moyens mais refusaient de me laisser démissionner, "pour mon avenir", soulagés d'être enfin déchargés de moi) ... à obliger mes parents de me laisser partir, j'étais mineure évidemment et ne pouvais seule me libérer... je n'avais passé le concours que pour soulager ma mère de pb financiers dramatiques (ou qu'elle vivait comme tels) sans réaliser où j'allais.
* cause ou conséquence ? j'étais surtout en butte à un impitoyable harcèlement scolaire, (profs-maison compris voire INITIATRICES, les autres étant ok) et détestais de ce fait l'école dite normale qui ne l'était que par la cruauté et l'hypocrisie qui y régnait, un monde exclusivement feminin impitoyable entre tous, dont les out siders dont j'étais, (apparemment seule sur 72 issue sans "prépa" d'un lycée), faisaient les frais : le criant exemple que je représentais, (car je n'étais pas un génie), leur était insupportable de la supériorité des lycées sur les cours dits complémentaires, qui n'étaient que des voies de garage, le final des enfants pauvres quels que soient leurs mérites .. (pauvres voire cassos - ma cothurne, pour laquelle j'avais et j'ai tjrs bcp d'admiration, issue d'un milieu .. bref, du milieu tout court, passait son temps avant de dormir à chercher les moyens de liquider sa belle-mère pour sauver sa petite sœur de.. et elle travaillait le jeudi aux franca pour lui envoyer le peu qu'elle gagnait en plus de la bourse que toutes - ou plutôt nos parents- percevions en plus d'être logées nourries blanchies etc... oui, quels que soient leurs mérites, les enfants pauvres devaient s'arrêter : le système était particulièrement pervers puisque D'EMBLÉE, CERTAINES MATIÈRES N'ETANT PAS ENSEIGNÉES ds ces cours dits complémentaires, le passage au Lycée après le BEPC était difficile voire impossible (comment rattraper trois ans de seconde langue?)
** il fallait faire semblant d'avoir la vocation, ce qui ne devait être le cas que pour certaines, rares. Les autres, comme tous les enfants maltraités JOUANT LA COMÉDIE DU BONHEUR..
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