Une sorte de resumé du "journal d'un salaud"
Poèmes d'exil
Pour Michèle, portrait de son mari (politique)
Il a le front haut des bien-tombés,
Du bon côté de la marmite
La morgue maîtrisée des calculs véreux.
Il n’a rien ! que la posture du sérieux,
L'arrogance d'une portion de frites
Mais toujours, absolument, il est !
Il a raison puisque les pauvres sont dupés,
Exploitation, bluff, mensonges fatals.
Usurier cariatide de société vénale,
Il est l’élu qui corrompt pour un paneton,
Le notaire qui vole devant le flic qui rompt
("Il a des emprunts, sans boulot, il est fini")
L’huissier qui ment pour tenir l'édifice
Et sa carrière. "Sinon c'est le précipice !
Croyez moi, c’est pour vous que je le dis"
L’avocat qui alourdit, annule une procédure
"On ne peut rien, hélas, je vous l'assure.."
Le pauvre, plumé, qui dit "merci mon Dieu"
Et congédie ceux qui lui ouvrent les yeux!
Minables bassesses même pas justiciables
En série, perles de barbelés feinture aimables,
Ciment d'une prison qu'ils croient inéluctable.
Et qui tous nous détruit.
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